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Maastricht & Valkenburg, charme et histoire

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Le week-end de mon anniversaire, le bulletin météo annonçait 20 degrés. Je m’en réjouissais. Notre escapade en serait d’autant plus agréable avec le beau temps.

Samedi matin, le soleil n’y était point, du moins il ne pleuvait pas et tel que promis, il faisait chaud. Après un délicieux petit déjeuner, nous avons pris la route vers le sud. Une petite heure plus tard nous traversions les valons de Limburg. Cette province est la plus « montagneuse » du pays. Il faut noter que le plus haut sommet des Pays-Bas s’élève à seulement 322,7 m. C’est maintenant que vous vous dites que ce pays porte bien son nom!

Une petite heure plus tard, nous y voilà, Maastricht, lieu de fondation de l’Union européenne et de l’euro. Ville d’histoire et de culture.

Après avoir déposé nos sacs à l’hôtel et nous être légèrement égarés en route vers le centre-ville, nous faisons un premier arrêt au bureau d’information touristique. Déformation professionnelle oblige. À ma surprise, il n’y a aucun document gratuit. Nous achetons donc un simple feuillet de la vieille ville qui contient un petit tour autoguidé et quelques infos sur l’histoire.

Munis de notre plan, nous partons à la découverte. En nous baladant sur les pavés usés, nous apprenons que Maastricht est la plus vieille ville au pays datant d’avant même l’époque romaine.

Tout m’enchante : les ruines, les fortifications, les rives de la rivière Meuse. J’adore l’architecture des maisons de briques aux toits en escalier, les grandes places bordées par les terrasses des nombreux restos. Moi qui croyais que les cafés faisant face aux trottoirs étaient typiquement français! Je suis ravie d’apprendre qu’ici aussi on aime prendre du soleil avec son café en regardant les passants passer.

Nous prenons un café par ici, achetons des souvenirs par là, entrons à la basilique van Onze Lieve Vrouw. Nous marchons au sommet de la fortification et franchissons De Helpoort (la porte de l’enfer) pour voir l’ancien moulin à eau. En tournant au coin d’une rue, un petit café-terrasse nous invite à y prendre un verre de bulles à la table voisine d’un poète excentrique. Puis, plus tard, alors que la ville s’illumine tranquillement nous commandons un plateau dégustation et rions des âneries d’un futur marié jouant de la flute déguisé en Peter Pan.

La nuit tombée, les rues ont une tout autre allure. Nous flânons le long du quai à la recherche d’un pub sympa. Dans un bar jazz, nous retrouvons par hasard le poète désormais tout à fait ivre. Il se compare à The Doors et nous fait démonstration de ses compositions aux paroles douteuses ou songées, qui sait? Quel personnage!

Dimanche, le soleil brille de tôt matin et nous sortons du lit afin d’en profiter. Il est si rare par ici! Nous traversons le vieux pont à pied et nous dirigeons à la librairie qui, nous dit-on, est située dans une vieille église.

L’endroit est discret, de l’extérieur on l’aurait raté si on ne l’avait su. Toutefois, l’intérieur est vaste et je m’étonne une fois de plus de la présence perpétuelle de l’Histoire en ce continent. Je vois partout des trésors à préserver qu’on laisse néanmoins au temps le loisir de faire ses ravages. Les fresques aux murs s’effacent, les planchers aux tuiles sculptées sont piétinés par les visiteurs sans aucune protection. De tels édifices sont ici habituels et personne ne s’en surprend davantage. Quelle magnificence!

En après-midi, nous sautons en voiture, mais avant de rentrer, mon chéri me conduit à Valkenburg. Je ne l’aurais pas cru, mais cet endroit est encore plus charmant que Maastricht. Les rues étroites sont peuplées par encore plus de cafés. Du somment d’une colline, des ruines surplombent le village. Et sous terre, des kilomètres et des kilomètres de tunnels. Ces grottes furent creusées d’abord par les Romains pour en extraire la marne avec laquelle ils bâtissaient. Elles continuèrent d’être exploitées jusqu’en 1950. Elles servirent également de refuge pendant les guerres et nombre d’artistes vinrent y peindre ou y sculpter des œuvres racontant ainsi un peu l’histoire des environs. Plusieurs intervenants touristiques y offrent des visites. Des balades à pied, en petit train, une présentation multimédia. Il y a de tout pour tous les goûts. On peut même y faire du vélo de montagne! Pour ma part, chaque fois que je visite un de ces lieux sous terrains je suis émerveillée. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être est-ce le mystère qui y règne. Je trouve cela magique.

De retour à la lumière du jour, on se dégote une place au soleil pour se remplir la panse avant de prendre le chemin du retour. On rentre par les routes de campagne. Le crépuscule et les paysages défilant derrière la fenêtre me laissent avec une sensation de bien-être apaisante. Ce que j’aime être sur la route!

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