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La Route des bières de Québec

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Tel que promis dans mon premier billet, voici La Route des bières 2 – La suite. Nos attentes étaient hautes pour la deuxième édition puisque l’année 1 était mémorable… veut-veut-pas, c’est un peu ça le piège. Plus la barre est haute, plus on a de risque d’être déçu. Par exemple, ça n’existe pas un film où le 2 est meilleur que le 1; la barre est tout le temps trop haute.

Cristi que je ne sais jamais comment commencer mes textes…

Bref, on va y aller, straight, au sujet principal, ce que les profs de Français appelleraient « les péripéties » (malgré que ça ne doit plus s’appeler comme ça car tout change de nom avec le temps #OnNeDitPlusArticleOnDitDéterminant).

On partait cette fois-ci pour Québec pendant la Fête du travail. Pour cette deuxième édition, nous ne sommes que 6 participants – 3 absents n’ont pas fait le voyage, blessure au haut du corps, I guess.

Qui dit 6 participants dit : «On va prendre juste un char pis on va se tasser» Dans ce genre de situation, c’est très rare que j’ai la place de choix. 145 livres, 5 pieds 8; je n’aurai jamais LA place de choix dans l’auto. Tout ça pour dire que j’étais assis dans l’espèce de fausse valise avec un banc que les concessionnaires automobiles essaient de nous faire passer comme un banc comme les autres. C’est un mythe, le format du banc est parfait pour transporter au maximum un écureuil. Je suis assis Sorel-Québec, les genoux au niveau du menton (un peu comme quand on fait une bombe dans une piscine).

On arrive à Québec, je suis raqué. Il est à noter qu’on apprend de nos erreurs dans la vie, c’est pour cette raison que cette année, on s’est payé un bel hôtel contrairement à l’an dernier. On a fait aller nos cartes de crédit comme Kevin McCallister dans Maman j’ai raté l’avion 2 (finalement ça existe un film où le 2 est meilleur que le 1). On s’est payé 2 nuits au Concorde, centre-ville, jet set, lunettes fumées, attitude « tiens mon veston pendant que je shine mes souliers en or ». La grosse vie.

C’était pas si jet set que ça, on dormait 3 par chambre.

JOUR 1

Archibald
Première destination de l’année 2, Archibald. Souvent, je crains ce genre de grosse place qui a plusieurs franchises car j’aime bien les plus petites microbrasseries, intimes, petites, chaleureuses. C’est comme comparer la Cantine Hurteau et McDonald. Même si la plus grosse entreprise possède beaucoup plus de ressources, il ne réussira jamais à imiter la poutine du plus petit.

La plus grande force d’Archibald était selon moi, son marketing. Un choix de bière qui s’adresse à chaque type de cible, chaque bière a son logo précis, un peu ludique. Les accords mets et bières sont bien définis et expliqués dans les menus, le bâtiment est construit comme un chalet. Bref, ils ont vraiment réfléchi à l’expérience-client de A à Z. La fin de semaine commence fort.

L’Inox
Il faut dire que chaque fois que nous débarquons dans une microbrasserie, on s’adresse toujours à la serveuse en disant : « On a fait 200 kilomètres de char, on fait la route des bières et on visite 5 microbrasserie en 2 jours». Ça impressionne toujours quand on dit ça. On se fait regarder comme si on était l’équipe du Guide Resto Voir. Toutes les serveuses se disent : « Ils font toute cette route là pour essayer des microbrasseries, ils doivent être des experts; on va essayer de les impressionner ». On est pas vraiment encore des experts mais on haït pas donner l’impression qu’on en est.  Fake it ‘til you make it.

À l’Inox, c’était bon mais rien qui m’a précisément marqué. Néanmoins, la terrasse est cool, on est en plein cœur du Vieux-Québec, juste ça, ça termine bien le Jour 1.

 

JOUR 2

La voie maltée
La voie maltée, c’est mon coup de cœur #1 comme diraient les participants d’une défunte télé-réalité. Tout est parfait. On est arrivé vers 13 h l’après-midi, on avait déjeuner tard mais on a quand même pris une bouchée là. Honnêtement, je regrettais d’avoir déjeuné. J’aurais mangé le menu au complet juste après avoir goûté une simple entrée.

Et que dire de la bière… Qu’on parle de blonde, brune, blanche, chaque sorte avait son petit quelque chose. On était assis les 6 autour d’une petite table, dans des gros divans. C’était comme si on était dans le salon du sous-sol d’un ami. Très smooth. Avec le recul, j’aurais passé ma journée complète là. On était seul dans le resto-bar donc la serveuse avait le temps de nous parler des produits. Toujours le fun de boire une bière et connaître en même temps l’histoire en arrière de ce petit verre d’houblon.

La Korrigane
Cette partie-là de la journée est un peu floue. On a apprécié un peu trop notre précédente destination peut-être? On arrive donc à La Korrigane un dimanche soir et la serveuse nous informe d’entrée de jeu, que le samedi soir a été très achalandé à cause du Festival de Magie (à ce moment, c’était très difficile de retenir nos rires). Bref, il n’y avait presque plus de bières, tout avait été bu la veille. On a donc bu les restants tout en se disant : « Man, ça boit tant que ça des magiciens? ». Je crois qu’on n’est juste pas allé au bon moment.

Après 15 minutes, sans mauvais jeu de mot, nous sommes disparus pour se diriger vers la prochaine destination.

 La barberie
On s’est rendu à la Barberie à pied puisque la distance entre la microbrasserie précédente et celle-ci n’était pas trop grande. Honnêtement, je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Bien que nous étions 6, nous marchions dans un quartier style industriel dark, viaduc et ruelles sombres. Idéal pour tourner un film d’horreur ou un clip Hip hop québécois des années 90. Donnez-moi la force de comprendre – référent pour ceux qui sont nés avant 1989.

De quoi va avoir l’air la place où on s’en va?

Croyez-le ou non, c’était la plus belle terrasse de la fin de semaine; super beau style sur plusieurs étages, avec des gros arbres et plusieurs fleurs. Naturellement, il s’est mis à pleuvoir dès que nous sommes arrivés. C’était trop beau pour être vrai faut croire. On a quand même pris une bière en dedans. Belle petite place, bière très audacieuse. Des brands qui font vraiment voyager les papilles; on passe d’un produit au poivre à une bière aux mûres, des créneaux très peu exploités. C’est une belle expérience. Ça ressemble à rien que j’ai goûté auparavant, bref une destination idéale pour terminer la fin de semaine.

C’était une belle deuxième édition, ça l’air qu’on ne dit jamais 2 sans 3? Hé oui, au moment d’écrire ces lignes, on s’apprête à partir pour la Mauricie pour la Route des bières 3, il y aura donc une suite.

À la prochaine !

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