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La Route des bières de la Mauricie

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Déjà une troisième édition de la route des bières, notre bon vieux 2 jours de dégustation à travers le Québec. On peut se considérer comme des vétérans du concept. Comme un Andrei Markov qui embarque sur la glace, on n’a plus à faire nos preuves, on sait comment ça marche, on sait comment se préparer.

Ça parait que j’ai écrit cet article un 13 octobre, la fièvre du hockey est palpable, 10 degré à l’extérieur, l’automne bat son plein. Ironiquement, je m’apprête à écrire un texte par rapport à notre fin de semaine du 20 août. Pour ceux qui ne se rappelle pas de quelle fin de semaine il s’agit : c’est le 3 jours où il a fait une température tropicale au-dessus de 30 degré Celsius; tellement chaud que j’ai songé faire pousser mes propres bananes. Je crois que c’était même un record de chaleur pour la période de l’année. Au moins, ça faisait un sujet de discussion pour les personnes âgées qui jasent au dépanneur.

Pendant qu’aux nouvelles à la télé, tous les journalistes disaient que c’était important de s’hydrater, on est parti 6 gars la face en sueur pour essayer des dizaines de bières… Ça nous aurait pris une commandite de Gatorade.

Sorel, ma belle - La route des bières de la Mauricie

Les acolytes.

 

À la fût

On a commencé la tournée avec la Ville de Saint-Tite. Ville reconnue pour son festival annuel où on peut voir des douchebags arborer un chapeau de cowboy.

D’ailleurs, on se demandait si on retrouverait cette saveur Western dans la microbrasserie (PS : Je ne sais pas s’il faut dire Western ou Country car ça a l’air qu’il y a une grosse différence entre les 2 et qu’il ne faut pas les mélanger au risque d’insulter ces communautés. Mais je vais me risquer et y aller avec l’expression Western… Final answer).

Quand tu arrives, tu as l’impression de débarquer dans un saloon comme dans les films classiques Western avec les pistolets, les duels. Donc, on entre dans le saloon, les portes battantes, on se demande s’il va y avoir une bataille avec un nuage de boucane comme dans les cartoons. Très belle place, à la fois old school et moderne. Je crois que c’est la nouvelle mode décoration de restaurant un peu partout au Québec : être nouveau genre et vieillot en même temps.

Niveau bière ça part fort : bières vieillies en fût de chêne, des sour beers, des kriek. Je dois dire que j’en ai appris beaucoup. Toutes les bières que j’ai essayées étaient succulentes, le voyage part fort, peut-être trop fort. C’est comme aller voir un show de Metallica et qu’ils démarrent ça avec Enter Sandman. C’est dur d’avoir un build up après ça.

 

Broadway

Le Broadway, c’est surprenant. De dehors, ça a l’air d’un petit bar de quartier. Quand tu entres, ça ressemble un peu à la défunte Baguette, les tables hautes, les bancs qui tournent… Ça rappelait des souvenirs de mes 19 ans.

La bière était rafraichissante, c’est la seule qualité que l’on recherchait à ce moment. J’avais déjà goûté leur bière à l’époque et je dois avouer qu’ils ont pris « une coche ». Mon coup de cœur : La Tchucké, bière de type belge à essayer – ça c’est pour ceux qui se plaignent que je ne mentionne jamais de noms de bières dans mes articles, voilà, c’est fait.

 

Trou du diable

Comme je le mentionnais dans un article précédent, les gars qui font la route des bières avec moi dépassent pratiquement tous la barre des 200 livres. Au Trou du diable, ça a paru. On est assis 7 gars (car on recevait un invité) autour d’une table ronde de capacité de 4 à 5 personnes. Il fait 30 degré à l’ombre. Je mangeais un tartare de saumon mais je transpirais comme si j’avais mangé 4 tacos.

Trou du diable, c’est une valeur sûre, la place est connue, ils embouteillent et distribuent partout au Québec, on connait le produit. Ce qui est cool d’aller au Trou du diable à Shawinigan, c’est qu’on peut essayer les bières « en rodage » qui sont disponibles en fût pour que les clients puissent les déguster. En effet, c’est comme aller voir un show d’humour de rodage, il y a des bonnes blagues et des mauvaises blagues mais il faut les essayer avec du public pour savoir ce qui pogne ou pas… Bref, c’est la même chose avec la bière. Déformation professionnelle.

Direction Trois-Rivières, on embarque sur la route pour une autre ride de char. C’est toujours plaisant de faire de la route avec des amis, mais depuis la génération Facebook, on a moins de choses à se raconter quand on se retrouve. On a eu la chance d’avoir des nouvelles de chacun grâce aux médias sociaux. Donc, les conversations deviennent plus modestes. Je me rappelle qu’en embarquant sur la 55, on en était rendu à parler juste pour passer le temps avec des questions styles trivia du type : « C’était quoi déjà le nom des 12 apôtres ». C’était notre façon de jouer à Taxi payant. Naturellement, ça ne prend pas 3 minutes que quelqu’un sort son cell et crie : « Bon, je l’ai sur Wikipedia, c’est Barthélémy qui nous manquait ».

Bref, ce sera le seul segment biblique de ce présent billet.

 

Le temps d’une pinte

On arrive à 11h le matin, est-ce qu’on va déjeuner avec une bière? Ouff. Mais bon, le serveur arrive avec une description des planchettes de bières alors… pourquoi pas? Prenez et buvez-en tous – les discussions de char nous ont suivi visiblement.

Une chose particulièrement étrange qui s’est produite et dont nous nous sommes rendus compte seulement arrivés à notre 4e arrêt : il y a quelqu’un qui nous suit. Oui oui, on a fait 4 destinations sur 2 jours et chaque fois qu’on entrait dans une microbrasserie, il était assis là avec sa pinte de bière et sa couette style queue de cheval. Sur le coup, quand on s’aperçoit de la situation, on ne se dit pas « Ho on a un fan de la tournée des microbrasseries », on se dit plus « on a un tueur à gage à nos trousses ». Mais on a fini par aller lui parler pour finalement s’apercevoir qu’il s’agit de quelqu’un comme nous qui trippe microbrasserie. Ça reste quand même un adon qu’il ait le même itinéraire : St-Tite le premier midi, Shawinigan le premier soir, Trois-Rivières le lendemain… Le mystère perdure.

Les sœurs grises

Les hasards sont drôles, il a fait beau et chaud toute la fin de semaine mais lorsque nous sommes entrés aux Sœurs grises, le temps est devenu gris. Notre week-end a un peu fini en queue de poisson, la microbrasserie était en processus de brassage donc aucune bière n’était prête, nous avons dû nous contenter des bières de microbrasseries invitées qu’il y avait sur place. C’était bien mais on n’a pas pu profiter de la vraie expérience de la place… I guess qu’il va falloir y retourner.

 

Donc, on a fait la Mauricie, on a fait les Cantons de l’Est, Québec,  et l’an prochain, on fait quoi? Soudainement, nous est venue l’idée de traverser les lignes. Think big!

À suivre?

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